~Car je veux me souvenir de toi~
~Car je veux me souvenir de toi~
(Avril/Mai 2007)

La mort est un maître quand il s'agit de paraître en traître
Quand elle cherche à faire disparaître tout de notre être
Cachée sous un coup de téléphone, pourtant si banal
Elle frappe par surprise, pour faire encore plus mal
L'angoisse me hante alors, mais je ne fait pas les cents pas
Ma bouche est même ouverte mais je ne le sens pas
Une voix me parle mais elle commence à s'évanouir
Des idées défilent et commencent même à m'éblouir
Soudain je réalise le désespoir d'une fatalité qui se rapproche
Et une idée s'impose à moi quand finalement, je raccroche
Soudain je réalise que je viens de perdre un être cher
Et que ma vie, comme mon future, se resserrent en un éclair
C'est quand tu vois ta vie en train de s'écouler
Et qu'une partie de ton future est en train de s'écrouler
Car quand la mort s'éveille dans le théâtre de ma vie
Les acteurs meurent, ou sont privés d'envie
Et quand le soleil se lève dans le théâtre de mes nuits
Le décors s'effondre, et fait place à l'ennui
Car le soleil vole à la nuit, une étoile qui vaut de l'or
Mais la lune arrive et je me demandes alors
Pourquoi n'y a-t-il plus de bonheur, plus aucun sourires ?
Pourquoi est il forcement nécessaire de souffrir ?
Tout sombre dans ce monde, bâtie de nos mains
Et notre histoire n'a dorénavant plus de lendemain
Comme les futures envies qui désormais n'ont plus court
Ou le désir de te revoir qui s'envole pour toujours
Comme les anciennes promesses, pleines de souvenirs
Ou toutes mes paroles d'un jour que je n'ai pu tenir
Comme les « je suis désolé » qui m'écorchent le cœur
Et auxquels je répond : « moi aussi » sans rancoeurs
Mais tu sais, rien sur cette terre ne reste à jamais
Sauf les amitiés dures comme le fer et les amours enflammés
Alors disons que ce n'est qu'un nouvel « Au revoir »
Un petit signe de la main, haut en espoir
Comme ceux que nous faisions aux voitures, quand nous étions gamins
Sur le pont de notre destinée, fiers d'être ici, main dans la main
La flamme du feu follet s'est alors gentiment éteinte
Et le paradis, bras tendus, lui a ouvert ses enceintes
Et il s'y est fait une petite place, vite fait
En criant haut et fort : "je suis une petite fée"
Il est alors inutile de nourrir le regret ou d'en disposer
Comme il est inutile de voir les questions se superposer
« Pourquoi tant de peine ? Pourquoi tant de haine ? »
« Ou pourquoi tant de litres d'alcool par semaine ? »
Pour oublier les futures envies, les anciennes promesses ?
Pour oublier les « je suis désolé » dits par politesse ?
Mais la réponse ne me satisfait pas amplement
Car il suffit de dire « pour oublier » tout simplement
Il faut beaucoup de volonté pour effacer des souvenirs à la gomme
Et quelques litres de plus pour éponger la mémoire d'un homme
Mais je te promet qu'il n'y aura rien à y faire
Qu'aucune goutte ne viendra me satisfaire
Quelle soit d'alcool chaud ou de sang froid
…
Car je veux me souvenir de toi !
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A Emilie, décédé dans un accident de voiture le lundi 9 avril 2007, à l'âge de 24ans.
Je sais que tu seras là... toujours!
Au revoir et à bientôt.
***Où vont les voeux volés que font les feus follets?***

(~-~Blog de La petite Fée~-~)
Article ajouté le 2007-04-12 , consulté 396 foisCommentaires
Mathilde le 08/07/2007 à 19:19:33
Vraiment touchant. Merci Maxime. Biz
CarO le 08/07/2007 à 19:27:36
çà me laisse sans voix.
Une grosse pensé à Mimi! Tu nous manques.
Butcher Flee le 10/07/2007 à 18:24:25
Belle Dédi... prêt à la mettre en chanson?! t'es le bienvenue.
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