Nouvelle: Ange Déchu sur le chemin du Diable (Partie 2: chapitres 5 à 8)

Chapitre 5 : Le Jeu Funèbre.

 

 

Je sors de cette satané bagnole de patrouille. J'en ai assez de ces journées pourries. Le beau temps s'est transformé en pluie, Le jour en nuit noire. Changement radical. La monotonie va me faire péter les plombs, et j'en ai plein le cul que des mecs cinglés ne me laisse pas au chômage technique. La ville brûle et le justicier cherche un peu de tranquillité pour trouver son havre de paix. Il faut vraiment être con pour accepter de faire ce genre de boulot. Et je suis con… très con. Mon associé sort à son tour. Relève le col de son imper, fout les mains dans ses poches, et s'avance dans l'obscurité. Ce gamin m'agace, il est doué, mais impatient. Malheureusement pour moi cette frileuse est pressé d'en finir et moi, j'ai pas le temps de souffler. Alors… « que la fête commence ». Je lui emboîtes le pas, arrives devant le chef des opérations et lui montre ma plaque. - Inspecteur John Spencer, lui c'est Andrew Mccarthy, on est sur l'affaire. Cet abruti de poulet leva la tête pour me défigurer, apparemment, il était content de nous voir. Il ferma le dossier qu'il tenait dans les mains et se contenta de lever les balises de sécurité et de mener la marche. Quelle amabilité… le genre de chose qui avait don de me donner du baume au cœur. J'adores ces mecs là, lorsqu'ils sont en forme, ils me font rire. Lorsqu'ils ne le sont pas, soit j'ai la migraine et je me défoule sur l'alcool après le service, soit je leur envoie mon poing dans la tronche et la partie continue. Cet immeuble délabré faisait froid dans le dos. Le rez-de-chaussée était inondé par trois centimètres d'eau de la pluie incessante. Les escaliers grincés de tout leur long, sans succomber sous nos pas. - Alors on a trois cadavres, des flaques de sang, des outils de torture, un frigo plein et de la bouffe encore chaude. Des questions messieurs ? Mais c'est qu'il est doué le p'tit gars, il arrive presque à me faire rire. Mais la migraine commençais déjà a marteler mon petit crâne et j'avais en effet une question à lui poser : - Il reste des bières dans le frigo ? Andrew laissa échapper un sourire du coin des lèvres. P'tit con, tu n'es pas mon compère pour rien. Le flic, lui, se tourna et me défigura à nouveau. Humour maison ma poule, faut pas être coincé quand l'atmosphère est tendue. - Je ne crois pas, monsieur Spencer. Vous commencez par quoi ?

- Je crois que je vais me laisser tenter par les cadavres. Je suis pas trop pataugeoire en ce moment ; A part les flingues, j'aimes pas la ferraille ; Et j'ai pas trop faim, merci. 

- Comme vous voudrez. Suivez moi je vous pries. 

Les trois corps étaient situés à l'écart, dans trois salles identiques. Trois gamines. Elles pourraient être mes filles. Comment peut on faire çà ? Il faut vraiment ne pas avoir de coeur. J'en ai vu d'autres mais je n'apprécierais jamais ce moment là. La nausée qui monte, les bouffées de chaleur, les nerfs qui s'emballent. Tout est habituel, on le ressent à chaque fois mais on ne s'y fait jamais. - Courtney Jazz, dix-huit ans, étudiante à l'Université ; Sue Vilemore, dix-huit ans, Serveuse dans le Red Cauldron, un bar entre la neuvième et Liberty Avenue ; et Angéla Marquez, vingt ans, chercheuse d'emploi. Voila le signalement.

- Ok, merci… heu… 

- Gary Stern, je suis à côté si vous avez besoin.

- Ok, merci vieille branche.

Andrew était déjà d'attaque, il auscultait le premier corps avec beaucoup de soin. Merde gamin, laisse moi au moins cinq secondes. Le soupir qui sortit de ma bouche avait un goût de moment perdu. Andrew pivota, enfila ses gants en silicone et se mit au travail.

- Courtney Jazz hein… une gosse de dix-huit ans. Il va morfler le mec qui a fait çà. Quand j'aurais sa tronche dans une main, et une batte de baseball dans l'autre, je penserais à cette gamine.

- John, regardes sur le mur et sur le sol. Elle n'a plus de sang.

Je chercha la malle du regard, l'ouvrit et en sortit le scanneur et l'UV. Andrew eut le réflexe d'éteindre la lumière. J'alluma l'UV et le passa lentement sur les parois.

- Seigneur Dieu.

- Putain de merde.

Les murs étaient recouverts de mots. Des longues lignes de mots, peut espacées en hauteur, environ une soixantaine sur un mur d'à peine deux mètres de haut.

- Qu'est ce qui est marqué John ?

- Cela à n'a pas de sens, des successions de mots sans lien entre eux. Exterminer ; Diable ; Enfer ; Démon ; Jugement.

- Encore un taré, on en a vu d'autres.

- D'acc' avec toi mon p'tit binoclard. Mais celui là, crois moi, il va nous donner du fil à retordre. Il est plus compliquer que les autres. Plus consciencieux et plus habile.

- Qu'est ce t'en dit ?

- Ben j'en dit que quand l'UV ressort du noire, c'est que c'est du sang. J'en dit aussi que çà doit être le sang de notre pauvre Courtney. Elle a sûrement été saignée à blanc.

Je fit glisser l'UV sur tout le long des quatre murs. Et les mots s'arrêtèrent, un grand cercle se dessina, des formes triangulaires. Il était positionner juste au dessus de la gosse, elle y était adossé.

- Qu'est ce que… ?

- Un pentagramme Andrew… un putain de pentagramme. On cherche un taré sataniste.

- Qu'est ce que ça fout là ?

- J'en sais rien, délire perso, rituels insensés… je ne suis pas dans sa tête.

- il me fait froid dans le dos.

- Oh mon petit chaton… tu tripotes des corps refroidis, toute la journée, et un vulgaire dessin de déséquilibré mental, ça te fais froid dans le dos. Moi ça serait plutôt l'état de cette gamine qui me ferait froid dans le dos. Bon, t'as trouvé quoi ?

-Pas grand-chose, des entailles au couteau, des griffures profondes, des coups au visage et à l'abdomen. Pas de trace de lutte, les poignets sont entaillés par les liens. Victime de torture à mon avis.

-Pas d'indices ?

-Non, pas de traces, rien. J'ai tout scanné, pas d'empreintes.

Après quelques analyses supplémentaires, nous sommes sorti ensemble de la pièce. Gary était là, adossé au mur. Il nous demanda si tout était Ok, on lui a répondu que oui. Je lui conseillais de demander à ses gars de rentrer chez eux, on avait plus besoin d'eux ici et il était prés de trois heures du mat'. Lui, il resta, la procédure le voulait. On entra dans la deuxième salle. La partie s'annonçait de plus en plus folle.

- Dieu Jésus.

- C'est drôle, j'ai pensé comme toi…

- Bon ben, ça va être une autre paire de manches cette fois.

- Peu importe, plus vite ce sera fait, plus vite ce sera fini. Au boulot gamin.

A voir le piteux état de la victime, on savait que le boulot était loin d'être terminé. La routine recommençait son jeu tortueux, je pris l'UV et le scanneur, fis un petit tour des environs. Pas de traces, pas d'empreintes mais une épaisse marre de sang froid. Soit il torturait ses victimes sans prendre le soin de les toucher, soit il faisait en sorte qu'elles se donnent la mort elles mêmes. Petit enfoiré de sadique, j'aurais ta peau ! Vu leur âge, il était facile pour un manipulateur de contrôler des êtres si pures et si naïfs. Mais regardes son état, elle était méconnaissable. Ruée de coups, de cicatrices, d'entailles, et j'en passes et des meilleurs. S'il s'agissait encore d'un jeu de torture, un saint d'esprit pouvais aisément deviner que le jeu avait duré bien plus longtemps qu'avec Courtney. Andrew avait beaucoup plus de boulot que moi sur ce coup là. Je me pencha comme pour lui montrer ma présence et lui donner un peu de courage dans cette pénible labeur.

- Çà va mon garçon ? Tu t'en sors ?

- Çà va John. Sauf que…

- Sauf que quoi ? Vas y parles mon garçon.

- Cette Sue… Ces yeux bleus, cette peau blanche et fine…

- Parles moi mon garçon…

- Elle me rappelle Andrea. Je ne peut pas m'empêcher d'y penser. Çà fait mal.

- Tu sais que ce n'est pas le moment mon gars. Oublies çà.

- C'est rarement le genre de choses que j'oublies.

- Alors gardes les en mémoire. C'est aussi çà, le but que nous cherchons tous. Dans ton voyage dans le passé, ne rapportes ni remords, ni regrets, ne rapportes que des leçons à apprendre. C'est le seul cadeau que Dieu peut nous faire après la vie.

- C'est drôle, j'ai l'impression de ne pas entendre le vrai, le grand… l'unique John Spencer.

- Mouais, fout toi de ma gueule, de toute façon je resterais toujours le vieux con que je suis. Mais ça ne m'empêche pas de remonter le moral à un pote. J'aimes pas te voir comme çà.

Des sourire s'échangèrent et, comme elle sait si bien le faire, la réalité vint plomber cette joviale atmosphère. On avait du pain sur la planche, une belle fournée d'ailleurs. La nuit ne se terminera pas de si tôt. Et ce boulot de chien non plus. Le diagnostique fut beaucoup plus lourd cette fois. La petite Sue avait été ligoté avec du barbelé, drogué à la cocaïne puis il avait commençait son jeu monstrueux : Il lui avait entaillé la plante des pieds avec des lames de rasoirs. Ensuite, il lui a scier le pouce, le majeur et l'index de la main droite. Il lui a fait prendre des hallucinogènes puissants et l'a violé. Il l'a griffé et lui a cassé le bras gauche à l'aide d'une masse. Il lui a donné trois coups de barre de fer au visage, puis six à l'abdomen. C'est après çà qu'elle est morte. D'une crise cardiaque, provoqué par le trop fort taux d'adrénaline. Sinon, elle aurait été morte d'une hémorragie cérébrale, sept minutes plus tard. Elle était morte, donc insensible et inerte. Cela a frapper l'orgueil du bourreau, sûrement frustré pas la faible résistance de sa proie. Il a donc asséné douze coups de couteaux dans le cadavre. Un dans la cuisse, quatre dans le dos et sept dans l'estomac. Une vraie boucherie. Deux heures seulement pour découvrir tout çà. Quand je vous disais que le petit Andrew était doué. C'est fou ce qu'on fait comme progrès avec la nouvelle technologie, aujourd'hui. Presque aussi fou que ce que font les psychopathes de nos jours… La fatalité est toujours patiente et est aussi tenace que sinueuse. J'en ai assez, je déprime. La déprime c'es peu, je suis carrément en train de faire une dépression. Mais je ne me résoudrais jamais à voir le psy de l'unité, que j'ai toujours cru plus taré que moi. On passa rapidement au cas d'Angéla, une jeune femme aux airs exotiques. Ces yeux en croissants évoquaient des origines asiatiques ou latines. Contrairement au deux autres, elle semblait moins amochée. Elle été dévêtue de ses habits déchirés, et sa tête inclinée, montrait un large hématome sur la tempe. Tout poussait à croire à une scène de viol. Andrew pensa préférable de laisser ce dernier cas aux mains des légistes qui devaient passer après nous, je lui donna raison d'un hochement de tête. J'étais épuisé, vraiment à bout de souffle, mon regard se perdit dans un miroir, situé au fond de la pièce, qui offrait une amusante vision des choses. Ma silhouette se confondait à travers les fissures de ce verre morcelée, alliant difformité et hypnose, j'étais captivé par cet effet visuel. 

-Allez mon gros nounours, faut voir les outils et la cuisine. Me lança Andrew avec une petite tape sur l'épaule, histoire de faire passer le courant.

-Je suis pas gros et le nounours, une fois grand, il te bouffera tout cru…

Nos rires éclatèrent dans tout l'immeuble. C'est ce qu'il me fallait pour repartir de plus belle, merci mon garçon. On passa au garage, à ce qui servait de salle de torture. Il y avait un peu de tout, hé hé comme dans un garage, sauf pour le sang abondant. On lista les outils qui avaient servi au jeu funèbre et les autres. Tout était là, la scie, la masse, la barre à mine, le rouleau de barbelé, divers outils de jardinage, pour la plupart rouillés, le couteau de chasse… etc. Il était presque six heures du matin. Il était temps de rentrer. Après avoir fait l'inventaire du contenu du frigo, le relevé des empreintes sur les couverts, le rasement aux UV et scanneur des meubles, nous sommes passé par le prélèvement du sang parmi les flaques.

 

Et quelque chose me frappa. Cela me frappa d'une telle force que ça me fit douter dans un instant de pleine certitude. Une odeur, épaisse et désagréable.

- Vous ne fumez pas Gary ?

- Non, en tout cas, pas maintenant.

L'odeur venait de la porte du fond qui ne faisait pas partie de la zone d'intervention.

- Tu sens bien ce que je sens ?

Andrew sortit son arme de son étui, sa lampe torche en main. Il se mit en position de couverture, juste derrière moi.

- Oui et je ne fume pas non plus.

Je fit les mêmes gestes qu'Andrew, en prenant soin d'être le plus discret possible. Le silence était pesant, l'atmosphère suspendue. Chaque pas était réfléchie et calculé. La cadence était lente et silencieuse. Un rythme qui aidait la prudence. Deux chats dans leur approche furtive, prêt à bondir sur la souris.

Mais ce fut court, le silence fut brisé par un bruit de pas, pressé, un pas de fuite.

- Ok, que la partie commence, Gary ! Ais-je lancé à l'intention de ce dernier. Il avait compris le message. Il pressa la radio personnelle qu'il possédait sur l'épaule.

- Central, ici Unité 121, en investigation entre la sixième et Brodway boulevard. Possibilité de fuite, le suspect est peut être encore sur place. Je répètes, possibilité de fuite. Trois agents sur place.

- Bien reçu Unité 121, deux patrouilles sont dans votre secteur, je vous les envois.

L'immeuble s'allongeait sur cinq étages. Il était sombre, abandonné et encore parsemé de plein de débris de chaise, de tables et de meubles. Autant dire que les chats auront du mal à trouver la souris. Aucune passerelle ne faisait communiquer cet immeubles avec les bâtiments avoisinants. Le but était donc de rester au deuxième étages et attendre qu'il descende ou que les renforts arrivent pour lancer les recherches. Mais la souris connaît mieux son trou que le chat. Il ne faut pas prendre de risque.

- Ok Gary, resté en position, moi et Andrew, on tentent une montée.

- Compris. Je reste là et je le coffre s'il descend, des renforts sont en route.

Andrew s'occupa du troisième et moi du quatrième étage.

---------------------------------------------------------------------------------

Le Phénix fait face à sa destinée. Seul dans le désarroi, avec les flammes de l'Enfer. Il sait que son parcours sera long et dur, il sait qu'il ne pourra y échapper. Le crépitement de la fournaise et le vent qui souffle sur sa chevelure cendrée ne lui offre aucun répit dans son repos. Il cherche un peu de tranquillité car il médite. La voix du danger cours dans son esprit et le frisson de l'angoisse parcourt son échine. L'Enfer lui conseillera la conduite à suivre face à ses rejetons. Les Cieux l'abandonneront à son existence d'ange déchu. L'ironie de Dieu veut que L'Enfer soit son seul allié, comme les flammes ardentes qui émanent de ses ailes. Une présence divine glissera dans son oreille des palabres impures et de viles intentions. Mais elles le délivreront d'un lourd passé et d'un inutile présent… il compris alors que son seul ennemi serait dorénavant son but, son futur, sa voie… son avenir.

 

Car le Phénix renaît toujours de ses cendres.

---------------------------------------------------------------------------------

 

Chapitre 6 : Le Jeu des Chats et de la Souris.

 

 

Le froid commençait à grignoter sinueusement la chaleur de mon corps, mes doigts engourdis peinaient à agripper la crosse de mon Beretta et le sommeil commençait à pointer le bout de son nez. Mais le froid et la fatigue n'étaient, en ce bas monde, que les cadets de mes soucis. J'avais une chasse à mener jusqu'à son terme. Mes années d'expérience et mon instinct naturel emplissaient ma foie d'une grande sérénité et la confiance posa pied dans mon esprit. Cependant, à l'image du faisceau lumineux de ma torche, perdu dans l'immense obscurité, l'incertitude avait manifestement son mot à dire. Fallait il encore l'écouter se lamenter dans sa sombre coquille. Et malgré les conditions abominables de la chasse, j'adorais cette sensation de domination bestiale. Je ne me sentais pleinement vivant qu'en ces rares moments. Quand toute réalité devient insignifiante, les pensées, éphémères et les sens, transcendés. Quand l'esprit humain se réduit à une seule quête, un seul but. Quand l'homme, lui-même, se réduit à l'automate primitif qu'il peut être, instinct animal retrouvé et réflexion perfide en armes de choix. J'aime ce jeu, fait de vices et de ruses, d'intelligence et de survie. Car la traque est un sport plus mental que physique. Car le plaisir qu'on y goûte est bien plus jouissif que n'importe qu'elles pulsions sexuelles. J'aime amener ma proie en moi et l'emprisonner, épier sa démarche et la tromper, humer son odeur, palper son rythme cardiaque. Entrer en transe, ressentir ce qu'il ressent, voir ce qu'il voit, penser ce qu'il pense et écouter ce qu'il dit, hanter son esprit jusqu'à sentir sa peur, sa panique. Parce qu'en chasse, comme en séduction, l'autre est une proie à saisir.

L'immeuble était un labyrinthe fatal et obscure, l'atmosphère, une vague massive et pesante. Un lieu de non fin, une sensation de non vie. Le sol semblait être de la braise et les murs de lourds remparts se noyant dans la pénombre. La durée de la chasse avait désormais passé le cap de la patience, accordée à toute homme. Le froid et le noir qui régnaient ici s'imposèrent alors comme d'insurmontables obstacles. Mais soudain, mon oreille se dressa. Un léger tapotement éveilla mon sens auditif et lorsque je me rapprocha de la source, ce ne fût pas seulement l'audition qui fût touchée, mais aussi l'odorat. Un corbeau était au sol, éventré, tripes à l'air et des mouches survolaient sa carcasse. L'odeur me frappa presque autant que cette scène de jeu sadique. Une scène qui rappelait bizarrement le théâtre d'une torture. Peut être ce fou aimait il expérimenter de nouvelles méthodes sur de pauvres animaux, sans défense. Mon oreille refit mouche, en captant un autre son, une autre source. C'était léger mais proche, comme étouffé. Avec toute la concentration qu'il me resta je tenta d'identifier ce bruit. Un lourd bourdonnement continu, exactement comme celui d'une conteur à haute tension. Le flash apparut en un éclair, déchirant l'obscurité. Voila, je l'avais ressenti, caché derrière ce mur ! Je le contourna, le localisa et me rapprocha de la boîte métallique. La lumière était un trop beau cadeau dans cette situation, alors pourquoi s'en priver. Sous l'effet de l'euphorie, je ne songea pas et me pressa. J'arracha le couvercle du conteur, vérifia le fusible et releva son clapet, afin de constater les faits de mon nouvel allié. La lumière apparut forte et pleine de surprise, au point d'éblouir mes yeux, jusque là habitués à l'obscurité. Mais le sursaut que je fit à ce moment là, ne fut pas provoqué par cette soudaine apparition, mais par le raisonnement de pas à l'étage du dessus. J'étais sûr de mon coup, on l'avait coincé, qui qu'il soit.

 

Et tout d'un coup, le noir le plus absolu remplaça la lumière la plus clairvoyante. La douleur, au dos de mon crâne, se propageât. Mes membres croulèrent, malgré les sursauts nerveux que mon corps essayait d'utiliser pour s'efforcer de garder le contrôle. Je m'écrasa sur le sol comme une vulgaire crêpe et contempla la barre de fer, tomber à mes côtés, celle-là même qui venait presque de m'arracher la tête et qui affichait fièrement mon sang. Mon Beretta glissa sur quelques mètres et cogna le rebord de la porte d'a côté. Mes yeux s'entrouvrirent, recouverts d'un épais voile flou et troublant, puis contemplèrent les deux chaussures qui leur faisaient face. Je ne reconnu pas la marque sur le moment mais je devina, sans trop d'effort, qui était le propriétaire. Ce dernier s'accroupît afin de ramasser mon arme et m'observa une dernière fois avant de partir tranquillement, fanfaronnant et sifflotant. Mon dernier réflexe fût de tendre désespérément la main avant de m'évanouir, assommé par le vide qui croqua mon esprit d'une large bouchée.

 

 

Chapitre 7 : Mort Religieuse

(« Abandonnez toute Espérance, vous qui entrez ici »).

 

 

- Pauvre fou, sais-tu ce que tu fais ? Les royaumes des Enfers s'ouvrent comme un cadavre éviscéré et ils s'ouvrent pour toi. Soit tu es fort brave, soit complètement illuminé. Fou… C'est la seule explication, en fait. Tu te précipites sans réellement mesurer ton acte, tu le regretteras. Et quand ce sera le cas, je serais là pour rire de ton incrédulité… haha.

 

        La douleur s'était emparait de mon crâne, tout comme le rire qui résonnait toujours dans ma tête, s'écrasant de part et d'autres des parois de ma boite crânienne. Une voix s'était installé dans ma tête puis, stoppa aussitôt comme pour marquer un temps. Et cette voix, je la connaissais, c'était celle du psychopathe qui hantait chacun de mes moments, chacune de mes pensées. Et elle continuait encore, enfouie dans mon inconscient.

- Tu penses trop… tu dois rester concentrer et garder tes pensées fixées sur toi.

Il faisait de plus en plus froid, l'air glacé se glissait sous mes vêtements et pénétrait ma peau. Il faisait assez noir pour ne rien voir à plus de quatre mètres de soi et ainsi croître l'inquiétude qu'inspirait ce lieu morbide. Une fumée blanche et lumineuse apparut sans se dissiper, elle restait concentrée et formait une nappe de soie compacte. Elle s'avança jusqu'à moi, je la toucha et sentis son incroyable douceur. Cette sensation apaisante fit émerger des frissons qui parcoururent toute mon échine jusqu'à la nuque. Ma tête tomba en arrière, mes yeux se fermèrent instinctivement. J'étais dans un moment d'extase pure, plongé dans un bonheur qui devenait pleinement mien. Mais le bien-être s'estompa vite, il croula dans les sombres profondeurs et les frissons devinrent ceux de l'effroi. Mes yeux se rouvrirent et la vision qui s'offrait à moi me fit l'effet d'une décharge de fusil à pompe, tirée à bout portant. La fumée blanche formait une silhouette trouble, on pouvait distinguer des bras, un tronc et une tête servant de support à deux yeux blancs, source d'une lumière aveuglante. Un instant, je me pris à penser que mon imagination me jouait des tours et que ce fantôme n'était que le simple fruit d'un mauvais cauchemar, qui pervertissait mes sens. La voix réapparut, pénétrant dans mon esprit librement.

- Restes concentré… ou tu ne ferras pas un pas de plus en ces lieux.

La stupéfaction grignotait un peu plus de mon esprit à chaque seconde qui s'écoulait fatalement du sablier. Elle fut d'autant plus grande lorsque le fantôme se ruât sur moi avec la vivacité d'un reptile. Son mouvement fut d'une extrême lenteur pour mes sens mais d'une fulgurante rapidité pour mon esprit, si bien que ma seule réaction fut d'ouvrir encore un peu plus les yeux lorsque ses mains glacées, se posèrent délicatement le long de mes tempes. Son regard s'insinua dans le mien, parcouru mon cerveau et se posa dans ma bouche en y laissant un goût de désespoir, de solitude, de peur… et de gâchis. Les miroirs blancs qui me fixaient, me laissaient contempler la panique de mon visage et la lividité de mes yeux, d'où la vie semblait s'écouler goutte à goutte. Son regard perçant était d'une cruelle beauté, irrésistible et exterminatrice, comme la drogue supprime les connections nerveuses du cerveau, elle ôtait mon âme de son armure charnelle. L'intensité de ce regard me fit oublier que la fumée blanche m'avait engloutie, literalament emprisonné en son sein. Le sentiment qui traversa mon esprit à ce moment là fut empli de regrets, de fatalité et d'angoisse profonde. Le même sentiment qui pourrait balayer la mouche, prisonnière de la toile, faisant face à l'araignée qui déglutie. Le même sentiment que la proie exprime lorsque elle se donne à son prédateur, sur son propre terrain de chasse. Une voix s'invita dans mon crâne, sans frapper à la porte de mon esprit. Ce n'était plus la même, elle était beaucoup plus grasse et grave, posée et rassurante, que la précédente.

- Ne lutte plus… Abandonnes…

- Que m'arrive-t-il ?

- Arrête de lutter, c'est plus facile sur le long terme…

- Ca suffit, j'en ai assez !

- Ne lutte plus… Ici est ta place… En bas, dans les profondeurs.

La voix se fit plus violente et persuasive, plus entreprenante.

- Tu n'as connu que l'Echec… C'est tellement plus facile de stopper la lutte, la souffrance ou le regret.

- Non ! Arrêtes çà.

- Abandonne… Bientôt ce sera FINI…

 

Le voile tomba, je fit un puissant sursaut du sol, comme réveillé par la foudre d'un mauvais rêve. J'étais allongé à même le sol, abandonné comme mort, là où l'intrus m'avait laissé. Bizarrement, je me sentis d'une incroyable légèreté. Ce fut la seule et unique fois, depuis des années, que je me réveillais sans migraine, libre de douleurs corporelles ou de maux de tête. Cette libération provoqua en moi, une sensation de renouveau, de renaissance, qui me semblait inespérée.

------------------------------------------------------------------------------------

Le tourbillon de feu est imprévisible, il est le fruit de nos souvenirs. La bataille est alors considérée comme déloyale, l'issue du combat, toute tracée, et l'adversaire, inconnu.

Mais quand le fleuve de la destinée œuvre et que pleut la vérité, tout devient clair sur le fumant champ de bataille. L'oiseau de feu succombe et l'océan triomphe sous les yeux de la destinée. Mais l'ultime affrontement n'a pas lieu d'être, et l'océan ne peut écraser la créature ailée de telle sorte. Rien n'est alors plus traître que l'illusion, visage du mensonge.

Car ce n'est pas fini. Prend garde vaste plaine bleue ! Ne sois pas convaincu de ta victoire.

Car le Phénix renaît toujours, à l'endroit et au moment où on s'y attend le moins…

------------------------------------------------------------------------------------

Je resta un petit moment allongé afin de méditer. Le sol était froid mais je ne sentis aucun ennui à le côtoyer. La poussière qui se soulevait à chacun de mes soupirs, émerveillait mes yeux écarquillés. Mais il était maintenant temps de poursuivre la chasse. Je me redressa péniblement, alors que la douleur au dos de ma nuque se réveillait par sursauts élancés. J'étais presque debout, sur mes jambes encore tremblantes, et je m'agrippa au boîtier du conteur. J'étais enfin stable sur mon point d'appui mais j'employa tout de même ma main à masser mon front, emplie de douleur. Mon esprit n'était toujours pas très net, je frotta mes yeux pour leur faire retrouver un peu de clarté. Je fini enfin par me retourner.

Mais je reçus une droite en pleine mâchoire. Un coup de lâche, un coup de traître, asséné par derrière. Après avoir prit racine dans ma bouche, le sang chaud coula le long des traits de mon menton. Ce goût sucré et cette consistance si particulière conquît mon palet et réveilla en moi, une rage infernale. Mes yeux crachèrent tellement de désarroi, qu'il en inonda ma vision. Le troublante silhouette de mon agresseur, tiré par les ficelles d'un diable de marionnettiste, me fit affront comme un fauve mort de faim, bondit sur un morceau de chair saignante. Ce fils de pute m'agrippa par le col et me souleva de prêt de dix centimètres du sol, par la seule force de ses bras. Il me montra son regard débordant de haine et cracha son dévolu, pénétrant comme un venin mortel dans les veines de mon esprit.

- A chaque moment d'hésitation, c'est un instant de ta vie qui t'échappes.

- Si tu ne me lâche pas dans la seconde, je vais te botter le cul mon ami.

- Et toi, si tu fais encore de telles erreurs, tu vas y laisser ta peau.

- Tu crois que toi, un bâtard fini au déséquilibre psychotique, un type sans cœur comme toi, peut me donner des conseils ou des leçons, tu dois avoir un sacré amour propre pour dire de telle conneries.

- Des conseils ?! Pauvre ignorant, tu n'as pas idée. Ton esprit devient encore plus flou que le mien, quand tu le plonge dans les trouble flots de l'alcool. Alors ne juges pas l'autre et ne l'accable pas de reproches, quand ces mêmes reproches pourrait t'être retournés.

- Tu n'es qu'un conard, dingue des parties de tortures et des boucheries humaines. Tu es un monstre. Contrairement à toi, j'ai des principes, que je suis chaque pauvres jours, c'est ce qui fait que je ne tue pas mon prochain, c'est ce qui fait la différence entre toi et moi. C'est ce que tu ne comprend pas !

- La seule raison qui a poussé l'humanité à se doter de principes moraux, c'est qu'elle était persuadée qu'elle était supérieure à toutes les autres espèces vivantes. Mais dés que l'être humain doit faire face à l'obstacle d'une race qui lui est supérieure, alors il se réfugie derrière un comportement instinctif et bestial. L'Homme n'est qu'une absurdité animé par sa propre hétéro phobie. Car si l'être humain doit éprouver une réflexion de sens, c'est face à la peur. Alors ne dit pas que je ne peux pas comprendre alors que toi-même tu ne sait pas de quoi tu parles.

 

 

Chapitre 8 : Offrande Charnelle

 

 

Mccarthy, frappé par le bruit assourdissant provenant de l'étage du dessous, s'empressa de descendre. Il dévora chaque marche de l'escalier et défonça la porte en l'arrachant quasiment de ses gongs. Mais lorsque ses yeux roulèrent vers ceux, apeurés, de son compère, il se sentit animé d'une lourde fièvre incisive. Mais ces yeux roulèrent également vers ceux, haineux, de cette cible . Alors il leva son bras, armé de son Beretta, conduit par la souffrance et l'emportement. Mais la douleur de son épaule le lança, il se rendit compte qu'il avait défoncé la porte avec trop d'acharnement. Il ne pu lever ce bras plus haut que les hanches, contrairement à celui de ce type, qui brandissait déjà son flingue dans sa direction.

- Qu'as-tu à m'offrir en plus de ta vie, jeune fou ?

- …

- C'est bien ce que je pensais… vous êtes la risée de notre race, des pantins de chair, victime d'un jeu funèbre, fait de mystère et diablerie dans l'éternelle monotonie de l'antre du Diable. Les démons qui déchirent ton cœur t'offrent un aller pour l'enfer, le jeu des chats et de la souris est terminé car mes sombres desseins ont le goût de lamentations infernales. Quand l'Ange, un genou à terre, prieras pour toi, c'est qu'il sera un Ange déchu sur le chemin du Diable, prêt à une offrande charnelle. Mais ne t'inquiètes pas mon ami, je vais t'offrir une mort religieuse, bienvenue en Enfer !

 

Le doigt pressa lentement la détente et le coup de feu partit. La balle siffla dans l'air comme si la faux aiguisée de la mort balayait tout sur son passage. Mon hurlement de désespoir fut si violent, que j'aurais sincèrement cru que sa puissance pourrait dévier la balle. La scène se déroulait au ralenti et ce ne fut pas le cas, la balle continuait bien sur sa trajectoire rectiligne. Mais mon hurlement se stoppa quand je vit Andrew s'écarter, il avait anticipé le coup, et avait esquivé habilement. La balle hurla, à son tour, d'insatisfaction quand elle vint se planter dans son bras droit, le perfora et fini sa course dans le mur, derrière lui.

Le bras de ce lâche tomba et un rire cynique sortit du fond de ses entrailles. Il avait apprécier le spectacle. Il se tourna à nouveau vers moi.

- Admires les conséquences de tes actes, et celles de tes erreurs… Sondes ton âme, observe le tableau de ta vie, encore vierge, avant qu'il ne devienne rouge sang.

Il m'offrit un autre sourire inquiétant, et me laissa m'écrouler à ses pieds, avant de s'enfuir par la porte où été entré Andrew. Je me suis précipité vers mon jeune coéquipier sans même reprendre mon souffle. Je l'ai prit dans mes bras et je lui ai demandé de répondre à mes appels incessants. Ce qu'il fit calmement, en m'assurant que tout allait bien, que sa blessure n'était pas très grave, qu'aucun des organes vitaux n'était touché. Nous avons entendu d'autres coups de feu en contrebas. J'ai porté Andrew sur mes épaules et nous somme descendus ensemble. Arrivé en bas, nous avons croisé Gary, touché à la cuisse et à l'épaule. J'ai arraché sa radio personnel et j'ai hurlé des demandes de renforts et de secours. J'étais dans une telle panique que je n'avais toujours pas réalisé que mon souffle était trop court. Je me suis alors évanoui, assommé par une syncope, par le manque d'oxygénation cérébrale. Et j'ai encore sentit le froid du sol sur mes mains, sur mes joues après une belle chute inconsciente.

 

        Lorsque je me suis réveillé, j'étais allongé sur un brancard, prés d'un véhicule ambulancier. Gary était, lui aussi allongé, à l'intérieur, et plusieurs médecins s'afféraient à rafistoler ses bandages. Andrew était assis sur le châssis de l'arrière de l'ambulance, bras convalescent, déjà remis sur pied. J'ai agrippé le bras de l'ambulancier, prés de moi, et j'ai tirer de toutes mes forces pour relever mon buste. Une fois assis sur ce satané brancard, j'ai repris mon souffle et j'ai essuyé mon front plein de sueur tout en remerciant ce jeune homme en veste blanche de m'avoir servit de support. Ma tête fut si dure avec mon crâne, qu'elle en appela même jusqu'aux grincements de mon corps plaignant. Je laissa mon cou finir la courbe de mon échine, courbaturée par la fatigue, au bout duquel pendait mon visage usé. J'ai levé mon regard vers Andrew, du plus haut que j'ai pu.

- Çà va fiston ? Tu m'as l'air en pleine forme…

Andrew retira de sa poche, un paquet de cigarette presque plein, empreigné d'une petite gerbe de sang, qui avait coulait le long de sa manche. Il sortit une douille blanche de son étui paqueté, et la pinça entre ses lèvres. Le zeppo était déjà dans sa main, je ne l'avais pas remarqué. Il le mena jusqu'à sa bouche, me jeta un bref regard, suivi d'un petit rire nerveux. Puis il invoqua une flamme de l'Enfer, haute comme un doigt, et transforma cette douille pure en bûcher infernal. Son regard se voila alors en obscurité, il devint plus dure, plus grave… plus réaliste. Il inspira une grande bouffé, bascula en arrière lentement et laissa le dos de son crâne se posé contre la paroi de l'ambulance où il s'adossa.

- Çà va… oui, je crois que çà va… pourquoi ? Tu veux que je te la mette tout de suite ta raclée ?

- Haha… et ta clope, c'est pourquoi ? Pour te donner un peu de courage pour la dure tâche à venir?

- La clope ? Oh, je sais pas trop. C'est peut être pour calmer mes nerfs. Ou peut être pour oublier la douleur. Peut être bien les deux, vas savoir.

Les deux brancardiers se sont dirigés vers moi et l'un d'eux m'a agrippé avec fermeté comme s'il rattrapait au vole, un pickpocket en flagrant délit.

- Mais laissez moi tranquille ! çà va, je vais bien !… Gémis-je, d'un air agacé.

Je me suis levé sur mes deux jambes, par réflexe de défense, et j'ai repoussé le premier, puis le second avant de définitivement éjecter le premier, revenu à l'assaut, quelques mètres plus loin d'une bonne droite, en pleine mâchoire. Je me tourna vers son compère, stupéfait.

- Voila, je vous avais prévenu, maintenant t'as quelqu'un dont tu peux t'occuper.

Le regard qu'il me lança alors, fut celui qu'une mère accusatrice adopte lorsqu'elle se trouve face à celui d'un enfant capricieux. J'ai secoué longuement ma main dans le vide, comme si ce simple geste pouvait me replacer les phalanges déplacées et faire taire la douleur. Je me suis avancé calmement vers Andrew, je l'ai regardé de haut mais sans aucune prétention, puis je lui ai sourit comme si j'étais fier d'assumer mes conneries. Il me rendit mon sourire, qu'il quitta aussitôt que je lui ôta sa cigarette de la bouche, afin d'y prendre un peu de plaisir à mon tour. Il me regarda avec insistance comme si je lui avait, lui aussi, asséné une bonne droite. Mais il baissa le regard, comme résolu par le sort de sa pauvre cigarette que je venait tout juste de finir devant ses yeux. Le dernier nuage de fumée évacué, je lui ai gentiment tapé sur l'épaule, tout en lui faisant signe de me suivre vers la Ford.

- Fumer Tue mon garçon, remercies moi !

- Fumier va… marronna-t-il dans son coin avant de m'emboîter le pas.

Je suis arrivé à ma portière que j'ai ouverte frénétiquement, je me suis retourné vers Mccarthy qui venait juste d'atteindre la sienne. Et j'ai plissé légèrement les sourcils.

- Je sais pas ce que t'en penses… mais moi je l'ai trouvé d'Enfer cette soirée !

- Tu perd jamais la face toi dis moi… me balança-t-il en me montrant d'un doigt accusateur. J'ai alors sourit, en cherchant mes clés de voiture, et je l'ai fixé à nouveau en haussant les épaules.

- Devant une belle nana, si des fois.

- Ouais bin ce qui est sûr c'est que elle, en revanche, elle doit pas bien la perdre trop souvent avec toi…

- Haha, pas faux mon petit. C'est vrai que toi, t'es plutôt du genre à la perdre parce que ton coéquipier te pique une de tes clopes. C'est beaucoup plus grave… rétorquais-je avec un clin d'œil provocateur tout en me baissant pour pénétrer dans la voiture. Andrew a levé les yeux au ciel avec un hochement de tête de négation, tout en levant les bras en signe de supplice à Dieu, comme s'il avait commit l'impardonnable ou se sentait redevable. Puis il entra dans la voiture à son tour.

 

(suite dans la prochaine partie)

©copyright 2007 Maxime Labarre



Article ajouté le 2007-04-23 , consulté 230 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Nouvelles & Romans "

Retour aux articles


Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Blog illicite ? | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever - Discuter

Recherche :