Vieux Lyrisme (nostalgie)

Voici quelques écrits produits notamment en permanence au Lycée. Je les ai récupéré sur des pages d'agenda, des coins de cours et des morceaux de page froissées. Je les ai redécouverts il y a peu, et ma nostalgie m'a rattrapé. Je vous les fait donc partager. Bon voyage.

(écrits des années 2003/2004/2005.)

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Les grands mondes et leurs grands immeubles

logent en temps, les bancs d'une justice aveugle

D'autant que la foule de cette justice

Pendant qu'y croulent les innocents, se croit sans vice

 

Je ne blâme ni la balance, ni le glaive

Pour une femme qui sous les apparences, se relève

D'une blessure infâme de l'inconstance, sainte vierge.

Nous diras tout bas, au fond de l'insoucience: "Justice, crève!"

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L'Ecriture

 

Parfois je m'en enivre, parfois je m'en lasse

Sans foie des mots d'un livre qui parfois me prélace

Tu donne plus que ce que l'on peut voir

Car tu grignotes toutes les mémoires

Je ne peux jurer que par l'Ecriture

Tel je peux, curé de la Littérature

Tu n'est ni mon bourreau, ni mon juge

Car tu ne trompes pas, par quelques subterfuges.

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Seule juge, la Mort libère de toute souffrance

Seul échapatoir face au monde et sa péstilence

Seul et vain espoir de survivre à l'immonde massacre

D'une vie qui, vécue, possède un goût âcre

 

Car quand la vertu rencontre le vice

et que, tout en tout, devient immmondice

Alors l'Armageddon ouvre ses portes

et le juge verse ses larmes mortes

 

Le jugement tout bien insidieux

est levé, chargé d'adieux

Et donne célébrations funêbres

de son batant ouvert sur les tenêbres

 

Il faudra être lucide face au perfide

et face aux restes petrides, tiens toi cupide.

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(Les sens) L'Essence de ma fatalité.

Voit cette misère, dont je tire ces vers,

que j'écris à mes pères, désormais en enfer.

Sent le goût amers, de cette triste colère,

gigantesques guerres morales, cultivées en jachères.

Entend ces vaines prières, balancées en l'air

le grondement du tonerre, le fracas de l'éclair.

Touche ce mental de fer, cet esprit terre à terre,

ces vieilles barrières qui font ce vieux coeur de pierre.

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Ecoutes mon fils...

...sauvé de la mort in extremis...

...balafré de vices...

...et autres cicatrices...

...prêtes attention, fils...

...à cet instant propice...

...pour que tu ne glisses...

...vers le précipice...

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De la Guerre, vous êtes les enfants

De la guerre, vous êtes les enfants

De l'enfer, les seuls intendants

Martyres, que sommes nous?

Satyres, suis je fou?

Dignes compagnons, frêres de sang

Demi-morts et libres combattants

 

De la guerre, vous êtes les enfants

De l'enfer, les seuls intendants

Mourrir, qu'étions nous?

*Fou rire* étais je fou?

Amis, guerriers indépendants

Vils paladins peu cléments

De la guerre, vous êtes les enfants

De l'enfer, les seuls intendants

 

Viens mon enfant...

...Verse d'étincelantes et rouges larmes

Viens mon enfant...

...fait jouer cette dague de tout son charme

Viens mon enfant...

...pleure et crie de toute cette arme

Tout autant...

...jusqu'a ce que ne cesse ce vacarme...

 

Car celui qui verse son sang à mes côtés.

devient mon frêre de sang pour l'éternité.

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Il est un ange de tout les coeurs, qu'il pille

Qu'il corromp, qu'il avilie de toutes les façons

Il cherche le ciel sous les juppes des filles

Elle trouve le diable dans la culotte des garçons

 

Et ce coeur, que je nois dans la braise

que je jettes sans regrets, dans le feu, dans les flammes

qu'il brûle, qu'il brûle, dans cette belle fournaise

comme les écrits de mon oeuvre, l'épithalame

 

Tu es en moi, le clément juge

Dans une main, la balance; dans l'autre, le glaive

Car ta force; et certainement ton déluge

Arrivent à leur fin, la clémence; comme un apôtre se lève.

 

La vie et la mort; le jugement qui t'insurge

Ton destin est sa présence; car en aucun point la notre, ne te soulève

Le centre de ton âme; de sa force centrifuge

L'esprit malin, la tolérance; tout comme la votre en est l'élève

 

Tu fais couler des larmes de mes yeux

Me noie dans l'opacité qui l'embrume

La vie est le plus beau cadeau de tout les cieux

que tu ne peux trouver que sous ma plume

 

Tu es ce que la mort est à la vie

la déferlante faucheuse d'un sentiment anodin

tu es le bourreau de mon âme et de toutes mes envies

le condamné de ma fureur et dépendant de mon destin

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J'aime les rares unions qui se séparent

ou le cafard des plus grands soirs

les plus noirs de tout mes cauchemards

comme l'esprit hagard de mon jeune art

 

J'aimais les écarts, les bagarres

les vicieux regards et les coups de barres

J'aimais les histoires ponctuées d'hazard

l'émotion bizarre que m'évoquait les guitars

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Jours aprés jours,

habitant dans cette pensée

Jours aprés jours,

Sans un moment, en quitter l'idée

 

Jours aprés jours,

j'en suis une proie

Et comme toujours,

courbé sous son poids

 

Il n'y a pas de loi pour moi

pas de droit en lequel je crois

pas d'endroit où je n'ai pas froid

quoique je fasse, quoique je sois.

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L'Escalier

 

Chaque pauvre jour,

tes pas me hantent

l'agonie de ces pas si lourds

me survole, peine écrasante

 

Chaque sombre nuit,

Tes pas me hantent

Sous chacun de tes pas, je plies

Mais jamais ne me lamente

 

Chaque nuit, chaque jour,

Tes pas me hantent

Et me maudissent pour toujours

Dans ses ascensions si lentes

 



Article ajouté le 2007-03-14 , consulté 189 fois

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