Concept Album "Chants de Batailles"
Voici l'idée farfelu d'un Concept Album sur les évenements de la seconde guerre mondiale. Ce furent mes débuts en tant que parolier, mais j'en garde un excellent souvenirs de nuits gorgées d'imagination. Malheureusement le concept n'a pas fait long feu et à vite sombrer dans l'oubli. Dommage!
(écrit en 2002-2003)
(la suite trés prochainement)
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Sniper Melancholia
(Stalingrad; 25 sept.1942)
C#1
Les yeux rivés sur la monotonie du sablier
Je m'enlise dans l'ennui de cette journée
Dans l'inebranlable humanité de l'indéscence
Je me poste sur ce tabouret, plein d'innocence
J'oscultes chaque alternatives de ma vie
Tappie dans l'ombre, je veille sur l'utopie
J'observe la naïveté d'un gamin solitaire qui se balade
L'insouciance même dans la cellule d'une guerre froide
C#2
Ses yeux bleus, débordants d'inconscience
Il ne mesure son acte, ignore son importance
D'un pas peu sûr, il traverse la rue
Loi de la rencontre avec l'imprévu
Soudain secoué par une préoccupation intense
Je redoute amerment, l'apparition de ce silence
*(effet sonore: détonation d'une gachette de fusil)
Abolition de mes nerfs, le cliqueti d'une gachette
Pour raison de guerre, gain d'un destin malhonnête
*(effet sonore: rafale de fusil automatique)
C#3
La morsure du mal s'opère par le bruit de la rafale
Son venin sombre, se glisse dans l'impacte des balles
Le poumon droit, perforé par la peine infernale
Meurtrière froide, fondue dans du metal
L'agonie nait dans ses angéliques yeux
Une larme de haine dans ses pupilles bleues
Horreur de la guerre, il réclame vengeance
Prit les enfers de punir cette offence
Ref.
Oeil sur la lunette; mais aussi sur ma proie
Doigt sur la gachette; Sniper au sang froid
Le chirurigien militaire te tient dans sa mire
Le prédateur éphemaire n'a qu'une seule balle à t'offrir
C#4
Ce soir, le prêtre est posté dans un vieux bâtiment
Son fusil épaulé, il parle à Dieu, un instant
Ce soir, le prêtre n'a pas l'espoir d'être rédempteur
Prédateur né, je retrouve mon savoir-faire de sniper
Ignorant la foie chrétienne qui souvent m'habite
Je ne peux nier ma haine de tireur d'élite
Raison supplémentaire pour exaucer des prières
Mission pour la dernière volonté d'un frère
C#5
L'esprit hagard, je me munie de mon seul compagnon
Range au placard, principes et ordres de religion
Rien de tout çà, car c'est de guerre dont il est question
Dieu, mon père, un de tes fils va pécher, je te demande pardon
Je regroupe ma colère de tueur, ajuste mon fusil
Au nom du père, je suis sans peur et pret à venger une vie
Je repère ma cible dans l'objectif, puis je presse la détente
Lui loge une balle dans la nuque pour une mort lente
Prologue.
Responsable sans regrets; je relache mon doigt de la gachette
Coupable aux nerf calmés; Je m'allume une cigarette
Je reprend mes esprits; caresse et saisi ma Bible
Le prêtre reprend vie; J'allume un cierge pour ma cible.
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La Perle noyée
(Pearl Harbor. 7 Déc.1941)
C#1
L'aube s'était levé depuis quelques minutes à peine
Mais déjà des hommes crevaient sous le poids de la haine
Aujourd'hui, Oahu est bercée par le soleil Hawaïen
Mais le vent du Pacifique souffle au quotidien
Des courants portent l'odeur de la guerre qui fait rage
Et les cris des innocentes victimes de ce carnage
Des peuples résistent à la furie d'un état cannibale
Et fuient devant la folie de cette guerre mondiale
C#2
Mon pas lourd, raisonne sur le pont
Je ressasses chacune de mes atroces visions
Des mères sans enfants et des bébés sans parents
Une infirmière pleurant, un soldat agonisant
Visions cruelles, produit de la folie humaine
Des souffrances inconnues à la vie américaine
Une horreur qui frappe nos pensés et nos esprits
Une idée de l'humanité, qui nous fait changer d'avis
*(effet sonore : chute de la musique / avancé progressive d'un fondu : vol d'avions)
Pont.#1
Un bourdonnement grave, implose dans mes oreilles
Bruit suspect qui casse la tranquillité de mon sommeil
Les yeux écarquillés, j'observe ce qui vient
C'est un essaim d'avions qui flotte au loin
*(pont instrumental : chute du fondu / éclatement de la musique + fondu : explosions)
C#3
La mort qui plonge sur des milliers d'innocents
Les corps qui gisent dans des traînées de sang
Le monopole du patriotisme dans une guerre sans fin
Sur l'épaule, ce drapeau, ce symbole qui ne sert à rien
La souffrance dans le regard, la peur dans le bide
L'impuissance de voir tomber toutes ces vies
Explosions et implosions sont en train d'œuvrer
L'océan bordé de cadavre ensanglantés
*(pont instrumental : chute de la musique / partition solennelle d'orchestre symphonique)
Pont.#2
Mes prières ne suffiront pas à calmer cette rage
Dans ce cimetière des illusions, œuvre un vrai carnage
L'inattendu étouffe la réaction des américains
L'impromptu qui bouffe les canons anti-aériens
*(effet sonore : chute de la partition orchestrale / reprise du riff principale)
C#4
Lâchement attaqué dans ce havre de paix
L'océan bordé de cadavre ensanglantés
Un lieutenant succombe sous la poutre qui l'écrase
Un bâtiment tombe sous la folie kamikaze
Je suis l'amiral, comme guidé par une voix
Dans les calles, des hommes condamnés se noient
Pont.#3
Et toi ! La jeune recrue qui courait les jupons
Tu es là ! l'air perdu et du sang sur le front
Ton compagnon mort dans les bras, tu pleures son destin
L'expression de son corps froid, broie ton cœur de gamin
Et toi ! Le légionnaire, baignant dans ta peur
Tu es là ! Dans la colère, noyant ta douleur
Blotti contre un mur recroquevillé dans tes pleures
L'agonie d'un dur, d'un tatoué, une vraie terreur
Ref.
Le monde tremble… comme toujours
Les pièces de la guerre s'assemblent chaque jours
Dans la baie du territoire Hawaïen
La stupidité frappe l'espoir américain
Prologue.
Sur le pont, mon pas raisonne
Seul à l'abandon, il n'y a personne
Sauf le solitaire matinal
Qui cauchemarde sur la guerre mondiale
Je ferme alors doucement mes paupières
Et m'allonge tranquillement par terre
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Omaha la sanglante
(Normandie : 6 juin 1944)
C#1
En ce pluvieux matin de 1944
Les plages de Normandie allaient connaître un désastre
De ma barge je peux entendre la batterie ennemie
Le capitaine nous parles mais je n'entends pas ce qu'il dit
Devant moi un camarade fait sa prière
Et je me demande encore comment j'ai pu faire
Pour accepter ça :
Me battre pour un pays et des gens que je ne connais pas
C#2
Aujourd'hui il ne fait pas froid mais je tremble
Et j'ai bien du mal à tenir sur mes jambes
J'entends maintenant le sifflement des balles dans l'eau rouge sang
Les cris de douleur et les hurlements
Plus que dix secondes avant l'impact
Et nous allons bientôt passer au prochain acte
Celui de la souffrance et des pleurs
Celui de la peur et l'horreur
Ça y est c'est le moment
La rampe s'ouvre lentement
Et mes camarades n'ont pas fait un pas
Que la mitraille les transperce dé jà
Par chance je réussis à sortir
Mais au dehors m'attends le pire
Ref.
Pourquoi suis-je là mais qu'est ce que je fous là
Aider des gens que je ne connais pas
Moi aussi j'ai une famille
Une femme et une fille
C#3
Maintenant s'offre à moi la dévastation
La boucherie et les explosions
Les centaines de corps qui recouvrent le sol
Mais pourquoi a-t-il fallu que je m'enrôle
Tout ça à cause d'un fou d'un taré
C'est lui qui mériterait d'être massacré
Soudain les balles fusent tout autour de nous
Effrayé je suis à bout
Alors je plonge à couvert
De cette pluie de fer
Tout à coup venant du ciel
Un sifflement m'interpelle
Un obus s'écrase au sol
C'est alors que mon corps s'envole
Ref.
Pourquoi suis-je là mais qu'est ce que je fous là
Aidé des gens que je ne connais pas
Moi aussi j'ai une famille
Une femme et une fille
C#4
Je me réveille au milieu de l'enfer
Perdue je n'ai plus de repère
Un bourdonnement brouille mes oreilles
C'est insoutenable une douleur pareille
Et maintenant je m'aperçois
Du massacre autour de moi
C#5
Je dérive au milieu de la bataille
Ne me souciant plus de la mitraille
Complètement sonné
Je ne sais plus ou aller
Tandis qu'un soldat
Cherche son bras
Un autre les boyaux à l'air
Pleure et appelle sa mère
De mes yeux coulent des larmes
Voir ainsi crever mes frères d'armes
Pitié je ne veux pas mourir maintenant
Je veux revoir ma fille qui n'a que deux ans
Mais c'est déjà trop tard
Une balle transperce ma poitrine de part en part
Pour moi la vie s'arrête là
Finalement c'est bien mieux comme ça
Ref.
Pourquoi suis-je là mais qu'est ce que je fous là
Aidé des gens que je ne connais pas
Moi aussi j'ai une famille
Une femme et une fille
Prologue.
Pourquoi étais je là mais qu'est ce que je foutais là
Aidé des gens que je ne connaîtrais pas
Moi aussi j'avais une famille une femme et une fille
Tout ça à cause de la folie
Tout ça à cause du nazi
(Benjamin Balma / Stéphane Michalski)
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L'insurrection du mal
(Varsovie : 1 août 1944)
C#1
Je ne réalise toujours pas ce que je suis en train de faire
Moi simple soldat de l'armée d'Hitler
Deviendrais un jour complice de cette boucherie
En ce premier août à Varsovie
Commença alors la vraie tuerie
Une des plus grandes de toutes les folies
C#2
Femmes et enfants rien ne fut épargné
Civils ou milice ils furent tous massacrés
Durant 63 jours de combat acharnés
L'armée rouge ne chercha pas à les aidés
La ville dévasté par les bombardements
Plia sous le poids des Allemands
Ref.
Serviteur de l'Allemagne croyant faire le bien pour qu'on gagne
De ma famille je voulais faire la fierté
N'imaginant pas devenir un tueur né
C#3
Mission d'aujourd'hui ne rien laisser passer
Entrer ou sortir du gehto qu'ils soient juifs ou Polonais
Il y a quelques jours débuta l'insurrection
Derrière la barricade nous nous postons
Ce siège injuste nous devons tenir
Mais la milice attaque en nombre nous ne devons pas fuir
Ref.
Serviteur de l'Allemagne croyant faire le bien pour qu'on gagne
De ma famille je voulais faire la fierté
N'imaginant pas devenir un tueur né
C#4
Brusquement j'ajuste mon arme sur un résistant
Appuie sur la détente et lui déchire le flanc
Quand une silhouette soudain me vise
Sans réfléchir je tire à deux reprises
Ma cible s'écroule se vide de son sang
Mais quand je regarde son visage horreur c'était un enfant
Ref.
Serviteur de l'Allemagne croyant faire le bien pour qu'on gagne
De ma famille je voulais faire la fierté
N'imaginant pas devenir un tueur né
Prologue.
Dans ses yeux j'ai pu voir la haine parler
Un regard effrayant que je ne peu oublier
Ce soir au camp remplis de remords
Je me dis que je mérite la mort
Alors sur ma tempe je place un luger
Panzer von Blitzkrieg
(Ligne Maginot. 1939)
C#1
Un homme court sur le chant de bataille…
… tout en défiant la mitraille.
Il danse sur le sifflement des balles…
… se joue de notre arsenal.
C#2
Le visage caché sous un masque à gaz…
… ne prononçant ni mots ni phrases.
Un homme qui tue encore et encore…
… un fantôme au corps à corps.
C#3
Il ne ressens ni pitié ni rancœur…
… n'a-t-il donc pas peur ?!
Transcendant, armé jusqu'au dents…
… il lave ses pêchers dans la sang.
Il plonge dans les ténèbres
Exulte son chant funèbre.
Un ouvrier sur le chantier de la mort…
Un chirurgien, pilier de la morgue…
Ref.
SOLDAT PANZER
Guerre éclair
SEUL SUR TERRE
La perfection militaire
C#4
Quand un soldat rêve de l'Enfer
Voilà ce qu'il voit :
Un seul tue par centaines
Mais le pire dépasse tout espoir
C#5
Ils sortent par dizaines de terre
Et illuminent leur regard froid
Décharnés, des marionnettes de chaire
Qui dépassent ce que tu crois.
Prologue.
Au fond de son cœur
Un soldat sait que la Guerre est un Enfer
Que son poumon et la peur
Et que l'Enfer est une Guerre.


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